A Maradi, les participants à cet atelier sont réunis pour examiner des questions telles que, la construction, l’entretien et la gestion des infrastructures scolaires, le financement de la formation, la gestion des centres de formation.
L’adaptation de la formation aux besoins du marché du travail local, l’apprentissage des jeunes, l’autonomisation et l’insertion des jeunes diplômés. La liste n’est certes pas exhaustive.
En ouvrant ces assises, le ministre a rappelé que c’est une première, « qu’un Ministère en charge de la Formation technique et professionnelle aille au-devant des collectivités territoriales. Cette initiative ne doit être ni objet de surprise ni sujet d’étonnement, car, au demeurant, elle va dans le sens de la Refondation, c’est-à-dire du changement ».
Désormais, ce secteur doit être regardé comme ce qu’il est, c’est-à-dire, « un moyen d’émancipation, d’autonomisation et d’insertion des jeunes, de même qu’un levier économique et un facteur de développement » a-t-il ajouté.
Ce Ministère a comme mission, selon le Pr Farmo, « d’offrir un enseignement et une formation techniques et professionnels de qualité, tournés vers la modernité, qui répond aux besoins du marché du travail, qui favorise l’employabilité et l’insertion des jeunes, en tenant compte des réalités socio-culturelles du Niger ».
Cette mission, le Ministère doit la mener de concert avec nombre de partenaires, en particulier avec les Collectivités territoriales qui sont assurément nos partenaires naturelles. « Je veux dire par là, que les communes et le Ministère ont des intérêts communs, et que sur cette base, une collaboration durable peut s’établir » devait indiquer le ministre de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels.
Au cours des échanges, d’autres questions seront discutées, et trouveront je l’espère une solution heureuse. L’essentiel est que chaque commune, s’engage, selon ses moyens, à investir dans le secteur de la formation technique et professionnelle. L’investissement peut être humain, matériel ou financier.
«Je suis convaincu qu’avec des petits pas, on parcourt de longues distances, et que, « là où la volonté est grande, les difficultés diminuent » a déclaré le ministre.
Pr Farmo rappelle aux participants à cet atelier, d’examiner les questions de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels, sous trois angles, l’angle juridique; l’angle circonstanciel ou contextuel; et l’angle moral et éthique.
Ainsi tout le monde aura compris que ce qui se joue dans cette rencontre de Maradi, c’est l’avenir de nos enfants.
Je crois que le temps est venu où nous ne devons plus nous demander ce que l’Etat fait pour nos enfants, mais ce que nous devons faire en sus pour eux.
C’est pourquoi, « personne ne doit repartir de Maradi, sans s’engager devant Dieu, devant les hommes, devant les enfants, à faire ce qui est en son pouvoir, pour que la politique nationale de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels soit mise effectivement, collectivement et efficacement en œuvre » avait annoncé le ministre Farmo.
e Gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur général de Police Mamane Issoufou qui a lu un discours à cette occasion, a indiqué que la tenue de cet atelier intervient dans un contexte national « marqué par une volonté renouvelée des plus hautes autorités de notre pays. Cette volonté est plus que jamais renouvelée sous l’impulsion et la clairvoyance de Monsieur le Ministre de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels Professeur Farmo Moumouni. »
Le Niger a su maintenir sa marche résolue vers la Refondation et a su faire preuve de résilience et d’innovation à travers l’élaboration du Programme pour la Refondation de la République 2025-2029 qui consacre un axe majeur à la promotion du développement inclusif et met un accent particulier sur le renforcement des connaissances et des compétences de nos populations.
« C’est ainsi que le développement de l’EFTP y figure en bonne place et constitue aujourd’hui un levier essentiel de la relance économique, de l’autonomisation des jeunes et de la lutte contre le chômage » a annoncé le Gouverneur de Maradi.
Le Niger s’est doté d’importants instruments politiques et institutionnels, pour mieux encadrer ce secteur, dont entre autres la création du Conseil National de l’Enseignement et de la Formation Professionnels et Techniques (CNEFPT), cadre consultatif permanent, de pilotage et d’orientation, doté de représentations régionales (CREFPT) et départementales (CDEFPT).
« Ces structures constituent aujourd’hui des espaces privilégiés de dialogue, de concertation et de coordination, permettant à l’ensemble des acteurs (pouvoirs publics, secteur privé, société civile et partenaires) de réfléchir ensemble pour mieux adapter la formation aux besoins réels du marché du travail » déclare le Contrôleur général de Police.
Pour sa part, l’Administrateur Délégué de la ville de Maradi, le Lieutenant-Colonel Moussa Abdoulaye Garba a pris la parole, au nom de la Ville de Maradi pour souhaiter aux participants, la chaleureuse bienvenue dans la cité.
« Votre présence parmi nous, du 9 au 11 mai 2026, témoigne de l’importance accordée par les plus hautes autorités de notre pays à la formation de la jeunesse nigérienne. Maradi, ville dynamique et carrefour économique du Niger, mesure pleinement les enjeux liés à l’Enseignement et à la Formation Technique et Professionnelle » a déclaré l’Administrateur Délégué.
Au cours de cette journée d’assises, des présentations seront faites sur le dispositif de formation et sur le rôle et les responsabilités des Collectivités Territoriales. Une Déclaration d’engagement dite de Maradi sera prononcée à la fin des travaux.
On notait la présence à cette cérémonie, du Secrétaire général du ministère de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels, du Représentant du ministère de l’Intérieur et du Conseiller Spécial du Président de la République.
Source: ANP